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Direct Tribunal : Vivez le 5e jour du procès d’Imam Ndao et Cie

Ce lundi, débute le cinquième jour du procès de l’Imam Alioune Badara Ndao et de ses co-accusés après une suspension depuis le jeudi 12 avril. Les avocats de la défense qui entendent batailler ferme pour mettre toutes les chances de leur côté, on débuté l’audience sur les chapeaux de roue en introduisant une requête pour la comparution du chef d’Etat-major des armée, le Général Cheikh Guèye à la barre.

17 heures 5 minutes: l’audience est suspendue jusqu’à demain​

16 heures 50 : les précisions de Me Mounirou Balal avocat d’Imam Alioune Ndao
Mounirou Balal avocat d’Imam Alioune Ndao a relevé au président du tribunal que le représentant du ministère public communique le numéro du scellé. « Le procureur a fait passer cet élément audio devant ce tribunal sans vous demander l’autorisation, pour vous permettre d’assurer son authenticité.
Le Juge : Je tiens à vous préciser Me Balal que cet audio fait partie des pièces du dossier. Mais vous avez raison sur un point à savoir l’autorisation de faire passer l’audio. Je rappelle que cet audio la prochaine fois, il faut demander l’autorisation du Tribunal.

16 heures 42 : Me Ndoumbé Wone de la défense prend la parole​
Me Ndoumbé Wone Est-ce que c’est seulement quand votre mari est là que vous êtes avec lui et que vous retournez chez vos parents quand il repart. Oui ou Non ?
L’accusée : Oui

Le procureur reprend la parole
Le procureur : Vous avez cité Abou Omar, mais vous connaissez Abou Youssouf
l’accusée : Je connais sa femme.
Est-ce qu’il fréquentait votre époux.
Je connaissais sa femme Hawa. Nous étions tout le temps ensemble.

16 heures 35 : La parole est à la défense avec Me Bamba Cissé​
Me Bamba Cissé : Est-ce que vous comprenez le mot terrorisme ?
L’accusée : Non
Est-ce que vous avez un emploi régulier ?
Non
Est-ce qu’une femme modèle peut demander l’origine de l’argent ?
Non.
En tout cas moi je ne l’admets pas en tant qu’époux.
Est-ce que vous trouvez normal de questionner votre mari sur son voyage ?

Non. C’est  anormal en tant que  femme musulmane

16 heures 00 : L’accusée Amy Sall alias Amy Ndiaye (épouse de Diokhané de 1er rang, de Mokhtar Diokhané née le 07 février 1988 à Thiaré Dialgui, d’Aliou Cissé et de Rokhy Sène, domiciliée à la cité Aynou Mady III à Keur Massar.
Le juge : La rumeur circulait que votre mari est revenu du Nigéria avec beaucoup d’argent. En tant que première femme il vous a donné quelque chose.
L’accusée : Non. Il ne m’a rien donné.
Lors de l’enquête vous avez dit qu’à son arrivée il vous a remis 500 euros.
Non c’’est Coumba qui m’a remis les 500 euros.
 Votre époux en allant au Nigéria vous a simplement dit qu’il partait en voyage sans vous dire sa destination ?
Non. Il ne m’a rien dit.
 A son retour, vous ne lui avez pas demandé où il était ?
Oui. Il a dit au Nigéria.

16 heures 10 : Le procureur poursuit l’interrogatoire avec l’accusée Amy Sall 
Le procureur : Est-ce que votre mari est un membre de Boko-Haram ?
L’accusée : Ce n’est pas clair. Parce que quand il partait il m’a laissée ici.
Est-ce que Coumba avait essayé de vous donner de l’argent ?
L’accusée : 
Pourquoi vous avez quitté la Cité Asecna.
Parce que nous étions seules dans l’appartement. C’est pourquoi nous étions obligées de quitter la maison pour regagner nos familles respectives. Avant que nous soyions chez Imam Ndao, un homme était en train de nous suivre.
Pourquoi vous avez amené vos bagages à Imam Badara Sall. Vous le connaissiez ?
Nous le connaissions à peine.
Comment vous avez su que votre mari a été interpellé ?
C’est la gendarmerie, en allant à Kaolack qui m’a appelée pour me dire que votre mari a été interpelé à la gendarmerie.
Qu’est-ce que vous avez fait ?
Rien
Vous n’avez pas reçu un appel téléphonique d’Abou Dar Dar.
Oui. Il m’a appelée pour avoir des nouvelles de mon mari. Et je lui ai dit qu’il a été arrêté.
Vous avez installé l’application du télégramme. Un audio a été extrait sur votre téléphone où votre mari vous demandait de limiter les dépenses.
Non. Je n’ai jamais eu cet audio.

15 heures 30 : Ibrahima Hann, né le 22 janvier 1982 à Kaolack, d’Abou et Diaw, vendeur de bétail, domicilié à Kaolack. 
Le juge : Racontez-nous un peu les circonstances de votre arrestation ?
L’accusé: Le 13 novembre 2015, des agents de la gendarmerie m’ont  interpellé au moment où je me préparais pour aller à la mosquée, vers 5 heures du matin. Après, ils m’ont demandé de partir ensemble chez moi pour les perquisitions. Toutefois ils n’ont rien trouvé chez moi. Après leurs fouilles, ils ont confisqué mon portable.
Vous reconnaissez qui et qui parmi les accusés ?
Je connais le dénommé Imam Alioune Ndao et Saliou Ndiaye. J’habitais dans le même quartier que l’Imam Alioune Ndao.
Comment vous avez connu Imam Ndao ?
J’ai connu Imam Ndao à l’occasion d’une conférence. Le thème de la conférence était intitulé ‘’Yomal Khiyam’’.
Quels sont vos rapports avec Makhtar Diokhané ?
Auparavant non. Mais seulement j’ai fait leur connaissance en prison.
Pouvez-vous donner au Tribunal votre conception du mot Djihad ?
Pour moi le mot Djihad. C’est de me battre pour mes parents. Parce que j’aime beaucoup mes parents.
Quand vous avez appris l’arrestation d’Imam Ndao comment vous avez réagi ? 
Nous avons beaucoup prié pour lui. D’ailleurs j’ai envoyé un message pour que des prières soient formulées à l’endroit d’Imam Ndao.
Vous n’avez pas fait une déclaration à la radio.
Non
 Après l’arrestation d’Imam Ndao, vous avez essayé de contacter Imam Sall et Imam Baldé.
Je ne les ai jamais pas connu.

15 heures : reprise de l’audience

L’audience est suspendue jusqu’à 15 heures
12 heures 40 : le juge Samba Kane poursuit les débats Abdou Aziz Dia  alias « Zoober »,

Le juge : Vous vous êtes rendu compte que Moustapha Diop vous a trompé. Pourquoi vous le l’avez pas dénoncé.
L’accusé : J’avais confiance en lui. Et je ne comprenais pas pourquoi il m’a amené là-bas pour me faire dire cela.
La défense avec Me Ndoumbé Wone : Vous vous considéré comme Ibadou ? 
Je suis musulman tout cour. Je ne suis membre d’aucune association.
Me Ndoumbé Wone : Vous êtes partis en  Mauritanie quand ?
L’accusé : En 2014 à la faculté des lettres et sciences humaines en  département de géographie.
Quand vous étiez en Mauritanie vous avez connu qui là-bas ?
J’ai connu Moustapha Diop en Mauritanie.
C’est Moustapha Diop qui vous a proposé de partir en voyage?
Il m’avait parlé de Soudan et Nigéria.
Vous êtes allés à Abadan?
Oui
C’est là où il y a le fief de Boko-Haram ?
Non. Ce n’était pas là-bas
Qu’est-ce que vous avez fait à Fathou-Moubine
Nous n’avons rien fait là-bas.
Dans le dossier il est fait mention que vous avez participé à des attaques de Boko-Haram ?
Je n’ai jamais participé aux attaques. D’ailleurs le fief de Boko-Haram n’attaquer pas mais on les attaquait.
Quand vous avez su que des sénégalais rentraient au pays. Vous avez voulu rester  de votre propre gré ?
Je suis resté là-bas pour des affaires personnelles. Je suis rentré seule.
Vous connaissez Makhtar Diokhané ?
Non. Je ne le connais pas.
Me Ndoumbé Wone : Où est-ce que vous l’avez rencontré ?
 Je l’ai vu  pour la première fois au niveau de ce Tribunal.
12 heures 00: ​Suite et fin de l’interrogatoire du Procureur à l’accusé Abdou Aziz Dia  alias «Zoober»,

Le procureur : Sur votre projet de retour, vous avez dit que vous n’avez pas voulu quitter avec le premier groupe. Pourquoi ?
L’accusé : Quand ils sont venus me dire que des Sénégalais rentraient à leur pays, j’ai dit que je préférais rester pour cultiver la terre et aider mes camarades. J’avais pris ma responsabilité parce j’ignorais l’origine des fonds.
 Vous pouvez même risquer votre vie quand les fiefs de Boko-Haram savent que vous voulez quitter?

Pourquoi avez-vous peur de cet argent qui a été donné aux autres Sénégalais.
Je ne pouvais pas prendre parce que j‘ignorais son origine.
 Je vous rappelle une réponse que Code 87/95 : je ai un projet Djihadiste pour mon pays. Le chef Chakaoui avait donné à des Sénégalais beaucoup d’argent pour venir aux Sénégal commettre des attentats dans le pays. Vous avez tenu ces propos en guise de réponse devant les enquêteurs.  
 Je ne savais pas ce que vous êtes en train de dire. Je suis resté là-bas non pas pour fuir. Mais pour travailler à la sueur de mon front.
Vous avez répondu que le chef Chakaoui avait donné à des Sénégalais beaucoup d’argent pour venir aux Sénégal pour commettre des attentats dans le pays. Confirmez-vous avoir tenu ces propos
Quand ils m’ont posé la question. J’avais répondu que quand ces personnes vous donnent de l’argent ils peuvent vous conditionner. Mais je peux aller chez eux pour aller auprès de Boko Haram pour demander de l’argent. Je n’avais rien à voir avec eux.
Code 85/81 vous avait dit que vous étiez toujours en contact avec les membres de Boko-Haram.
Votre réponse devant les enquêteurs «J’avoue que je suis toujours en contact. J’ai peur qu’ils savent que je les ai trahis. Et vous vous inquiétiez des sénégalais qui ont été envoyés dans le pays ».

 Dites-nous un peu des Sénégalais qui sont décédés sur place?
Abbou Oubaida alias Cheikh Ibrahima Dieng, Almine alias dit Modi Tall. Pour Moussa Mbaye il a disparu un bon jour. Personne ne l’a revue.
11 heures 30 : la parole es au procureur pour l’interrogatoire de Zoober »

Le procureur : Vous avez eu des divergences avec les membres des mouvements Ibadou Rahman de Rufisque.
L’accusé : Non. Je n’assistais pas à leur réunion.
 Vous avez été forcé à signer le Pv de réception ?
On ne m’a pas forcé mais on m’a trompé
Est-ce que vous pouvez nous parler de la nommé Habibatou
Quand je quittais le Niger. Mes camarades voulaient me la donner en mariage.
 Vous l’avez épousé ?
Non. Parce que je n’avais pas d’argent. Elle avait accepté.
Lors de votre interrogation vous avez dit que Moustapha Diop combattre aux côtés de Daesh.
Nous avons toujours parlé de l’Islam. Et je lui faisais confiance
Confirmez-vous l’avoir dit devant les enquêteurs?
Moustapha m’a dit quand il était au Sénégal il a fait un débat avec Elimane Kane. Et il m’a expliqué comment il a gagné les débats. Mais il ne m’a jamais parlé de Djihad et de terrorisme.
Donc confirmez que la Dic n’a pas menti.
….
Relativement à l’enquête préliminaire vous avez déclaré que c’est Moustapha Diop qui vous a convaincu de vous rendre au fief de Boko Haram en vous remettant 200 000 francs Cfa.
Nous n’avons jamais parlé Djihad. Mais il parlai des enseignements de l’Islam.
A l’enquête préliminaire vous avez répondu que c’est Moustapha Diop qui vous a poussé à aller au fief de Boko-Haram.
J’ai dit qu’il m’a aidé à aller au Nigéria. Mais pas pour combattre au fief de Biko-Haram
Parlez-nous de Malan Idriss ?
J’ai entendu son nom. C’est le premier cheik point. Un des animateurs du camp de Chakaoui
Vos rapports avec Malan Idriss ?
Nous n’avions aucun rapport. Toutefois j’ai entendu  que c’était un homme géant.
Vous avez dit qu’il vous  a accueillis dans un camp appelé Goza rebaptisé Fathou Moubine. Et avec lui vous avez reçu des formations.
Code D-90/ 10 vous avez dit que vous avez reçu des formations, vous avez dit que c’est la formation en armement et en Kalachnikov. En position debout et en position couché.
 Je n’ai jamais fait cala. Je l’ai entendu de votre bouche. Et je n’ai appris aucune formation en armement.
Devant le magistrat instructeur vous avez dit avoir participé à des attaques de certains villages ?
Non je n’ai jamais reconnu de telles allégations. Quand on les attaquait ils ripostaient. Et s’il y avait quelque chose à partager Ils se partageaient les vêtements et les chaussures. C’est ce qu’on appelle le butin.
Vous aviez répondu au enquêteurs « J’ai suivis 5 attaque dans des villages comme Goza, Gombigo et Sambisrr ».
Je n’ai jamais tenu de tels propos.

Suite de l’interrogatoire de « Zoober »​
 Le juge : Vous avez reçu des formations militaires ?
L’accusé : Non
Ce n’est pas ce que vous avez dit devant le juge d’instruction ?
Le juge d’instruction m’a convoqué à deux reprises devant mon avocat. Mais je n’ai pas dit cela.
 Qui était Abou Dar Dar et Abou Salma ?
Ce sont des Sénégalais que j’ai rencontrés là-bas.
Vous avez assisté à des combats ?
Non. Parce que…
 Vous n’avez jamais combattu contre l’armée nigérienne ?
Non. Je n’ai jamais combattu avec contre personne.
Vous avez déclaré devant le juge le 21 décembre 2016, que vous avez reçu une formation en arme à feu pendant deux semaines. Vous l’avez déclaré devant vos avocats.
Mes avocats n’étaient pas présents.
 Donc le juge a inventé cette réponse ? Donc vous confirmez ne pas assister aux combats ?
Je n’ai pas assisté aux combats.
 Vous avez dit qu’à chaque combat vous recevez votre part du butin ?
Non .
 Certains de vos camarades ont dit que vous ne vouliez pas rentrer.
Je n’étais pas au courant qu’ils rentraient.
Vous avez rencontré le chef de Boko Haram ?
Je les fuyais
Quels étaient vos projets une fois votre retour au Sénégal ?
Mes projets étaient de rester à la maison et d’aider mes parents
 Connaissez-vous Imam Ndao ?
Je ne connais pas assez mais quand j’étais à l’Université j’ai une fois assisté à une conférence qu’il a animée. Mais je connais Imam Sall je le reconnais parmi les accusés parce que nous partageons le même quartier. Mais ils ne se connaissent pas.
Est-ce que Iman Ndao était partie au Nigéria.
Je ne le connaissais même pas.
Vous avez assisté à des exécutions ?
Non jamais
Le juge : Vous avez eu des divergences avec les membres des mouvements Ibadou Rahman de Rufisque ?
Non. Je n’assistais pas à leur réunion.

10 Heures 30: L’interrogatoire des accusés se poursuit :​
Abdou Aziz Dia  alias «Zoober», né le 23 janvier Bargny de Djibril Salif et de Ramatoulaye Sow. Etudiant en géographie à L’Ucad au département de géographie. Domicilié au quartier Gouye Mouride chez son père.
Le juge : Pourquoi vous-voulez arrêter les études
L’accusé : Je me débrouiller pour payer mes études. Et pendant les vacances je faisais de la maçonnerie. Parce que j’avais perdu ma bource à la licence 3.
Le juge : Est-ce que vous reconnaissez les faits :
L’accusé : Non
Le juge : Racontez-nous les circonstances de votre arrestation ?
L’accusé : Après le repas de midi. Je me suis rendu à la mosquée. Il a dit qu’il voulait aller aux toilettes. Lorsqu’il a quitté une dizaine de personne est entrée dans la maison. Elles m’ont demandé si j’étais Abdou Aziz Diagne. Je leur ai demandé de me laisser prier. Il a brandi un pistolet sur moi. Ils m’ont demandé si j’avais un ordinateur portable. J’ai dit que je n’en avais pas. Un d’entre eux m’avait dit que je mentais. Ils sont allés là où j’habite pour fouiller ma chambre.
Le juge : Après la percussion ils vous ont conduit où ?
L’accusé : A la Dic
Le juge : L’ordonnance de renvoi dit que vous avez côtoyé les fiefs de Boko-Haram ?
L’accusé : J’ai été au Nigéria pour apprendre le coran.
Le juge : Vous étiez avec qui ?
L’accusé : Avec Ibrahima Diallo, Mohamed Mballo, Cheikh Ibrahima Ba
Le juge : qui a financé le voyage ?
L’accusé : Moustapha Diop qui a financé mon voyage.
Le juge : Qui est Moustapha Diop et comment vous l’avais connu ?
L’accusé : Je l’ai connu à Arafat.  Il m’a remis une somme de 200 000 francs Cfa pour que je puisse voyager.
Le juge : A quelle fin ?
L’accusé : Il m’a dit qu’il était étudiant, qu’il allait m’aider pour que je puisse aller au Soudan étudier. Des études islamiques. Je lui ai dit qu’il y avait la guerre dans ces deux pays. Il m’avait dit que la guerre ne concerne que quelques parties. Il m’a dit que la guerre c’est partout. Par exemple il y a la guerre en Casamance. Quand vous mourez vous deviendriez un martyr.
Le juge : Moustapha Diop vous a dit que si vous mourez au Nigéria vous deviendriez un martyr ?
L’accusé : Il m’a dit que si je mourais au Nigéria je serais considéré comme un martyr.
Le juge : Le motif du voyage n’était pas pour faire du Djihad ?
L’accusé : Non
Le juge : Où vous avez rencontré Ibrahima Diallo, Mohamed Mballo, Cheikh Ibrahima Ba ?
L’accusé : J’ai rencontré à la gare routière de Kaolack Ibrahima Diallo, Mohamed Mballo, Cheikh Ibrahima Ba
Le juge : Vous les connaissez  tous ?
L’accusé : Non mais seulement Cheikh Ibrahima Ba. Parce que quand j’étais au Nigéria j’allais au niveau de son darrah pour apprendre le coran.
Le juge : Pour apprendre le coran pourquoi vous allez jusqu’au Nigéria pour apprendre l’Islam ? Pourquoi pas ici au Sénégal
L’accusé : L’apprentissage était beaucoup plus facile là-bas. Et plus rapide. Alors qu’ici c’est payant et c’est trop lent.
Reprise de l’audience d’Imam Badara Ndao et ses Co-accusées.
9H 50 : le juge Samba Kane fait appel aux accusées devant la barre.
La défense de l’Imam a introduit une requête pour la comparution du chef d’Etat-major des armées, le Général Cheikh Gueye.

Me Masokhna Gaye et ses camarades de la défense ont demandé la comparution du commissaire Issa Diack et du commissaire divisionnel Abdoulaye Diop, ainsi que  le chef d’Etat major des armées. « Nous avions sollicité la comparution du commissaire Issa Diack et du commissaire divisionnaire. La chambre criminelle avait décidé que leur comparution n’était pas nécessaire. Lors des débats lorsque le procureur fait référence à la déclaration des accusés, il soutient que Moustapha Diagne a un chauffeur alors que l’Imam n’a jamais eu de chauffeur. Tout ce que ces personnes ont dit lors de la déclaration, où est-ce que ces éléments ont été retrouvés? M. le président , le commissaire Issa Diack et Abdoulaye Diop doivent comparaitre. Il y a des faits virtuels que ces officiers de police judiciaire ont ajoutés dans le dossier. La défense formule une demande de mis en liberté provisoire de Marième Sow. Je demande qu’il témoigne à titre de simple renseignement de quoi le procureur a peur? Travaillons ensemble pour que la vérité éclate. Leur comparution  va permettre d’éclairer la population.  Un forum sur la paix et la sécurité a été organisé au Sénégal c’est le général Cheikh Gueye lui même qui a parlé sur ce dossier alors que le dossier était en instruction.

Le procureur : il faut rappeler que l’accusé Imam Ndao n’a pas été entendu. Il ne faut pas allé trop vite que la musique. Les disposions 417 du Code pénal nous a tous appris que Les PV ne valent qu’à titre de simple renseignement. Ils ont de la valeur que la loi leur confère. Vous êtes libre de tenir compte du contenu des PV où de ne pas en tenir compte. Quel que soit le contenu des PV vous pouvez les écarter. En tout cas le ministère public s’oppose à une telle requête. La requête pour la demande de liberté provisoire de l’accusé Marième Sow est non fondée.
Le Juge: le tribunal va délibérer sur tout cela après la pose. 

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