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Principal challerger de Macky : Sonko face au défi de la communication

Décidément ! Comme le dit l’adage wolof : «Ciw dou diam borom» : la popularité à ses revers, Ousmane Sonko l’a appris à ses dépens. Classé être le plus redoutable adversaire de Macky Sall, Ousmane Sonko est victime de sa propre communication.

Ses sorties ne sont pas souvent mesurées. A se demander s’il a une cellule de communication digne du nom. Dans une vidéo, il y a des mois, il a créé l’émoi chez les Sénégalais. Ousmane Sonko, candidat à la présidentielle, qualifie les politiciens sénégalais de «criminels» et considérer que «ceux qui ont dirigé le Sénégal depuis le début mériteraient d’être fusillés».

Accusé par le gouvernement d’user du « jargon habituel du jihadisme», le leader du Pastef se dit serein mais tente d’éteindre l’incendie.

La vidéo, filmée au téléphone portable, est de mauvaise qualité. Elle a fait son apparition sur les réseaux sociaux sénégalais lundi 15 octobre, avant d’être reprise très rapidement par la quasi-totalité des sites de presse en ligne. On y voit Ousmane Sonko, micro à la main, assis au centre d’une petite assemblée adossée à la façade d’un immeuble.

… Fusiller Senghor, Diouf, Wade et Macky

Ousmane Sonko avait lancé d’abord, en français : « C’est inadmissible ce qu’il se passe au Sénégal ». Il passe ensuite au wolof : «nos politiciens sont des criminels. Ceux qui ont dirigé le Sénégal depuis le début mériteraient d’être fusillés ! » Et d’ajouter : « Excusez-moi, mais ce sont des criminels. Il y a un énorme potentiel et de réelles capacités dans ce pays. C’est inadmissible de voir un tel niveau de souffrance des populations».

Le tollé est immédiat, sur les réseaux sociaux mais aussi dans une partie de la presse. «Senghor, Diouf, Wade et Macky à fusiller, selon Sonko».

Pis, au mois de mai 2017, Ousmane Sonko avait traité les journalistes de «prisonniers et d’inféodés à l’argent».

Selon le Larousse, s’inféoder, c’est «Être attaché à quelqu’un, à quelque chose par des liens d’étroite dépendance, par une subordination constante ». Au sens péjoratif, c’est «pour un animal parasite, dépendre vitalement d’un hôte déterminé».

A partir de ce qui précède, les journalistes, selon le leader de PASTEEF, «ne seraient ni plus ni moins que des sangsues. Rien que ça» !

Toubatv.net avec source Sénégal7

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