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Un déficit de 617,7 milliards fin septembre 2018

Au terme des neuf premiers mois de l’année 2018, la gestion budgétaire est marquée par une exécution satisfaisante des dépenses publiques et un léger repli des ressources. Malgré cela, le solde, dons compris, est évalué en déficit de 617,7 milliards, contre un déficit de 521,7 milliards un an auparavant.

 Les dépenses sont évaluées à 2 212,9 milliards à fin septembre 2018, contre 2 131,3 milliards un an auparavant, soit une progression de 81,6 milliards, principalement attribuable aux charges courantes, selon la note de conjoncture du troisième trimestre 2018 de Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). L’évolution de ces dernières est portée par le fonctionnement, la masse salariale et les intérêts sur la dette qui se sont, dans l’ordre, accrus de 16,5%, 12,2% et 18%. Pour leur part, les dépenses en capital sont estimées à 792,5 milliards, à fin septembre 2018, en baisse de 11,7% par rapport à la même période un an plus tôt. Cette situation traduit les replis respectifs de 13,1% et 6,6% des investissements sur ressources internes et extérieures. S’agissant des ressources, elles sont constituées de recettes budgétaires, de dons et de ressources du Fonds de Soutien à l’Energie (FSE). En glissement annuel, elles se sont contractées de 14,4 milliards, sous les effets combinés d’une baisse des dons et d’un accroissement modéré des recettes budgétaires. Ces dernières sont composées de recettes fiscales et non fiscales qui se sont respectivement consolidées de 23,7 milliards et 2,2 milliards. « La progression des recettes fiscales est imputable aussi bien aux impôts directs qu’aux impôts indirects. D’après de la Dpee, l’évolution des impôts directs est essentiellement soutenue par l’impôt sur le revenu qui s’est conforté de 28 milliards. Elle a été, toutefois, amoindrie par la baisse de l’impôt sur les sociétés. Concernant des impôts indirects,  soutient  la sources, ils se sont inscrits en hausse de 1,1%, à la faveur de la bonne tenue de la taxe sur les activités financières, de la taxe spécifique sur le pétrole et de la taxe sur la consommation hors produits pétroliers, qui se sont respectivement confortées de 8,3%, 6,9% et 18,6%, pour s’établir à 44,6 milliards, 62,1 milliards et 40,7 milliards. Par ailleurs, les recouvrements au niveau du cordon douanier ont concouru à l’augmentation des recettes, grâce notamment à la mobilisation des droits de porte. En revanche, au titre des recettes pétrolières, la TVA à l’importation et le Fonds de Sécurisation des Importations de Produits Pétroliers (FSIPP) ont respectivement reculé de 18,3% et 24,4%. Pour leur part, apprend-on, les recettes non fiscales sont chiffrées à 82,4 milliards à fin septembre 2018, en légère progression de 2,7% par rapport à la même période de 2017. Cette évolution traduit l’orientation favorable des revenus du domaine qui se sont accrus de 7,1 milliards. Par contre, une baisse de 7,2 milliards des dividendes et produits financiers est relevée.

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